25 février 2007

Les bêtes à Bondiou

   Jetons un œil sur un album d’humour et d’eau fraîche : Bêtes à Bondiou, quatrième tome des aventures d’Aimé Lacapelle.

    Plus connu comme scénariste pour Manu Larcenet (Le retour à la terre) que comme dessinateur, Ferri produit peu mais ses albums sont des pépites. Citons les Fables autonomes, recueils de petites histoires situées dans l’Amérique des années 50 où vient se loger ce zeste de magie caractéristique. Aimé Lacapelle est venu prendre le relais des Fables autonomes, nous faisant passer l’Atlantique… tout en restant dans les années 50.

    Si les Fables étaient savoureuses, les aventures de cet enquêteur du B.I.T.(Bureau d’Investigation du Tarn) fleurent bon le terroir. L’humour est omniprésent, sans pour autant tomber dans la caricature et c’est là toute la force de ces albums.

6 février 2007

Les Entremondes

   Manu Larcenet fait partie des auteurs très prolifiques. Les nombreux albums parus chez Dargaud, Delcourt, Dupuis, Les Rêveurs de Runes ou bien Fluide Glacial (entre autres) remplissent une grande étagère de bibliothèque.
 
    La série Les Entremondes est à mettre à part. En plus d’avoir été co-écrite avec son frère, cette série de deux albums explore des univers parallèles et fort sombres. Touts deux traitent de la haine et du pardon, sujets difficiles à aborder, mais que les deux auteurs ont su scénariser avec brio.

    Je recommande ces deux albums tant ils sont différents de ce que Manu Larcenet a dessiné. Il y a quelque chose en eux que je ne saurais définir mais qui les rends particuliers.

28 janvier 2007

La ballade des anglais

   Peu d’albums d’humour à base de gags en une page sont présent dans ma bibliothèque. Non que je n’aime pas ce type d’album, mais une collection prend de la place et il faut bien, quand la place vient à manquer, choisir les BD qui viennent s’y loger. De plus, il est beaucoup plus facile de les retrouver en bibliothèque publique (au contraire d’un grand nombre d’albums aujourd’hui épuisés comme Liberty de Franck Miller par exemple).

   Pour revenir à nos moutons, j’apprécie beaucoup le travail de Turk et de Groot sur cette transformation de Robin des Bois en Robin dubois. Tout en gardant l’idée d’un Robin volant aux riches pour donner aux pauvres et un Prince Jean vil et fourbe, les deux auteurs ont rendu le shérif fort sympathique. Le pauvre est marié à Cunégonde, laquelle lutte par tous les moyens contre le penchant pour la boisson de son mari. Lequel est entraîné dans cette voie par Robin, quand il ne cherche pas à le dépouiller.

   Sans oublier les personnages secondaires rendant la série attrayante, comme les chevaliers Teutoniques et leurs difficultés de langage. Ou, pour prendre un exemple tiré de La ballade des anglais, l’inspecteur des impôts accompagnant Robin et le shérif dans leur quête pour délivrer le roi Richard.
   En conclusion, La ballade des Anglais raconte, au contraire de la plupart des albums de la série, une histoire complète. Pas d’inquiétude cependant, le principe d’un gag par page est respecté. Et de toute la série, c’est mon préféré.

9 janvier 2007

Le génie des Alpages

   Quand en 1989 j’ai commencé la collection des bande-dessinées, la série Le génie des Alpages ne comprenait « que » 9 albums. Cette série, aujourd’hui à son 13ème opus Cheptel maudit, reste fidèle à ce vent de folie qui souffle sur les Alpages depuis que F’Murrrrrrr y a posé ses crayons.

   Plusieurs personnages se sont imposés au fil des albums et le premier d’entre eux ne porte pas de nom. Vous aurez beau chercher au long des 13 albums, le Chien n’est jamais nommé. Au contraire des brebis, innombrables, source toujours renouvelée de délires nominatifs. Les autres personnages vont et viennent au fil des albums, avec une omniprésence de Romuald et Athanase.

   F’Murrr attachant une grande importance aux personnages secondaires, amusez vous retrouver le Ministre fou ou le terrible Savon à hélice… Ces variations viennent pimenter les arrière-plans. Il arrive que ces personnages secondaires fassent un passage au premier plan, comme le renard amateur de poules ou les aigles kidnappeurs de brebis dans des planches hilarantes.

   Toutes ces variations sur le même thème font du Génie des alpages une série qui ne laisse pas indifférent. Pour ma part, je suis conquis et attends avec impatience chaque nouvel opus.

24 décembre 2006

Sin city

   J'ai eu la -hum- chance de voir Sin City. Bien sur le film ai reçu une bonne critique ainsi que l'aval de l'auteur, je dois avouer que je suis déçu. Je n'ai pas retrouvé dans le film la force du trait de Franck Miller. La série, parue en sept volumes à ce jour, perd de sa magie lors du passage sur grand écran.

   Il faut savoir que seuls les chapitres les plus marquants de la série ont été utilisés, dans des versions tronquées qui plus est. Nous y trouvons, entre autre, Le Grand Carnage, Cet enfant de Salaud et The Yellow Guy. Alors, pour ceux qui ont lu les albums sans voir le film, attendez-vous à être déçus ! 
   Exemple le plus frappant : la danse de Sandy perd toute sa féerie, l'image n'ayant pas la finesse du jeu d'ombre et de lumière posé sur le papier par M. Miller. De même, l'ensemble de l'histoire de The Yellow Guy n'a pas cette saveur âcre qui nous fait attendre la fin et donne tout son poids au : « Je lui retire son arme... puis l'autre ».

   Pour résumer, je dirai que ce film est à éviter si vous voulez garder intactes les émotions que vous a procuré la série dessinée. Parlons maintenant de cette série où Franck Miller déploie tous ses talents. A commencer par celui de dessinateur, sa maîtrise du noir et blanc allant jusqu'à produire des pages ou l'on devine les silhouettes à travers le jeu d'ombre et de lumières. Ceux qui ont lu les danses de Sandy en savent quelque chose...

    Le scénariste prend le relais : la psychologie des personnages est l'un des piliers de la série.  De plus, les albums se situant dans la même ville (Sin City), les histoires s'entrecroisent, voir s'entrechoquent. L'auteur s'amuse à placer au long de la série les personnages des albums précédents en toile de fond. 
   Enfin, F. Miller s'amuse à multiplier les références internes Exemple : pour ceux qui ont la chance de posséder la série Liberty, regardez bien les boucles d'oreilles des filles, vous y trouverez le symbole de la P.A.X. ! De même, les shurykens de Mya sont inspirés de Dark Knight. L'apothéose étant le  7e album L'Enfer en Retour. Ici, M. Miller s'amuse à faire défiler devant les yeux du lecteur l'ensemble de ses travaux ; Liberty, 300, Robocop II pour n'en citer que quelque uns. 

    Pour conclure, je conseille à tous les amoureux de la vraie BD de s'acheter les albums de Sin City, édités chez Rackham
Cette série est la symbiose de ce que Franck Miller a fait de mieux.

4 décembre 2006

La BD est-elle un produit de luxe ?

Pas encore, mais ça ne saurait tarder !
 
    Le dernier album de Anita Bomba, dessiné par Cromwell, est sorti aux éditions Albin Michel. Cromwell est un auteur talentueux,au trait fortement influencé par le Punk des années 80. Et pour ceux qui veulent en prendre plein la gue***, il y a La Crève de Riff Rebb's, un album qui prend aux tripes. Je vous recommande aussi la lecture des trois tomes des Aventures de Serge Wladi dont la réédition est une bonne chose (Avec des titres comme Le bal de la sueur ou Aaaaargl!).
   Et de réédition, il en est aussi question avec Anita Bomba car tous les heureux possesseurs des anciens albums se sont retrouvés avec un 5ème tome beaucoup grand, luxueux… et cher ! (si,si)
 
   Depuis quinze années que je collectionne, je note la date, le prix et le lieu d’achat de chaque BD qui vient dans ma collection. Ce qui me permet de dire que les premiers albums de Anita Bomba étaient vendus à 54F. Soit 8.23€.  Neufs. Aujourd’hui, les albums sont à 13.90€. Soit une augmentation de… 68.96%
 
    Et que dire des titres qui ont perdu de leur saveur ? Nous sommes passés de Un jour j’ai arrêté de bosser et C’est pas parce que je suis pauvre à des titres comme La Misère ou Poussière d'ange.
La misère, c’est de voir combien cette BD qui était drôle et pas cher est en passe de devenir un objet de Luxe destiné à une tout autre catégorie de personnes que ceux qui l'ont suivie jusqu'à aujourd'hui.
No future, punk is dead...

29 octobre 2006

Une décénnie "éd'mi"

   Eh oui... Cela fait 15 (quinze) années que je collectionne les Petits Mickey.
Durz de prendre un tel coup de vieux! Mais quelle joie de voir cette collection à laquelle j'ai consacré beaucoup de temps. Et d'argent (Ah, les joies du régime nouilles/pates/riz pour payer les BéDés!) 

   Mais, me direz-vous, comment en es-tu arrivé là? J'ai commencé par dévorer Astérix dans la bibliothèque paternelle, avec une bonne pincée de Tintin et Lucky Luke. Ensuite, j'ai mal tourné. J'ai découvert Gotlib, Lauzier, Reiser et les albums de Jacobs (Blake et Mortimer). Les bibliothèques municipales sont venues ajouter les BD de Michel Vaillant, Sammy et les gorilles ainsi que Gil Jourdan. Sans oublier Scènes de la vie de Banlieue et Rencontres du 3ème sale type.
   Quand est venu pour moi le temps de commencer ma collection, je me suis offert les 11 albums de Jonathan (dessiné par Cosey) ainsi que les 9 albums du Génie des alpages. Je suis F.A.N. de ces deux dessinateurs auxquels je compte bien consacrer quelques articles.


   Quelques chiffres pour ceux qui les aiment: la collec' comptait 21 albums au départ, une cinquantaine au premier déménagement. Elle a dépassé les 1600 albums avant de stagner aux alentours de 1500 albums aujourd'hui. La déplacer prenait deux mètres cubes au dernier déménagement(!) et occupe aujourd'hui un "mur" de 4m80 par 2m20.