J'ai eu la -hum- chance de voir Sin City.
Bien sur le film ai reçu une bonne critique ainsi que l'aval
de l'auteur, je dois avouer que je suis déçu. Je n'ai
pas retrouvé dans le film la force du trait de Franck
Miller. La série, parue en sept volumes à ce jour,
perd de sa magie lors du passage sur grand écran.
Il faut savoir que seuls les chapitres les plus marquants de la
série ont été utilisés, dans des
versions tronquées qui plus est. Nous y trouvons, entre
autre, Le Grand Carnage, Cet enfant de Salaud et
The Yellow Guy. Alors, pour ceux qui ont lu les albums
sans voir le film, attendez-vous à être
déçus !
Exemple le plus frappant : la danse
de Sandy perd toute sa féerie, l'image n'ayant pas la
finesse du jeu d'ombre et de lumière posé sur le
papier par M. Miller. De même, l'ensemble de l'histoire de
The Yellow Guy n'a pas cette saveur âcre qui nous
fait attendre la fin et donne tout son poids au :
« Je lui retire son arme... puis l'autre ».
Pour résumer, je dirai que ce film est à
éviter si vous voulez garder intactes les émotions
que vous a procuré la série dessinée. Parlons maintenant de cette série où Franck Miller
déploie tous ses talents. A commencer par celui de dessinateur, sa maîtrise du noir et
blanc allant jusqu'à produire des pages ou l'on devine les
silhouettes à travers le jeu d'ombre et de lumières.
Ceux qui ont lu les danses de Sandy en savent quelque chose...
Le scénariste prend le relais : la psychologie des
personnages est l'un des piliers de la série. De plus, les
albums se situant dans la même ville (Sin City), les
histoires s'entrecroisent, voir s'entrechoquent. L'auteur s'amuse à placer au long de la série les personnages des
albums précédents en toile de fond.
Enfin, F. Miller s'amuse à multiplier les
références internes Exemple : pour ceux qui ont
la chance de posséder la série Liberty,
regardez bien les boucles d'oreilles des filles, vous y trouverez
le symbole de la P.A.X. ! De même, les shurykens de Mya
sont inspirés de Dark Knight. L'apothéose
étant le 7e album L'Enfer en
Retour. Ici, M. Miller s'amuse à faire défiler
devant les yeux du lecteur l'ensemble de ses travaux ;
Liberty, 300, Robocop II pour n'en citer
que quelque uns.
Pour conclure, je conseille à tous les amoureux de la vraie
BD de s'acheter les albums de
Sin City,
édités chez
Rackham
Cette série est la symbiose de ce que Franck Miller a fait
de mieux.